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Critique concert
«Les Quatre saisons» de Dompierre, bonne idée et grand succès
CHRISTOPHE HUSS
Publié à 8h10
CRITIQUE
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Photo: Tam Photography Un moment des Quatre saisons du Québec de François Dompierre
Francis Choinière et son Orchestre FILMharmonique présentaient vendredi à la Maison symphonique en grande première montréalaise Les quatre saisons du Québec de François Dompierre. L’idée d’ajouter cette œuvre au couplage, désormais habituel, des Saisons de Vivaldi et Piazzolla est excellente. La violoniste Isabella d’Éloize Perron s’est distinguée par son panache lors de cette soirée marathon pour la soliste.
Francis Choinière, le FILMharmonique et Isabella d’Éloize Perron ont déjà tourné par le passé en associant les Quatre saisons de Vivaldi et les Quatre saisons de Buenos Aires de Piazzolla. Ajouter un nouveau cycle les distingue désormais de la concurrence internationale, notamment lors d’une prochaine tournée en Europe.
Le défi n’est pas mince pour les musiciens et la soliste : le concert dépasse ainsi les 90 minutes de musique et la violoniste est au four et au moulin dans douze saisons sans répit. Par ailleurs, dans la proposition musicale, ce n’est pas comme si tout le monde « moulinait » le programme de manière routinière : il se passe beaucoup de choses dans un parcours musical jalonné de risques et d’inventivité.
Foisonnement
Ainsi, même si Isabella d’Éloize Perron a trébuché dans le Finale de L’Été de Vivaldi, on ne lui en tiendra pas rigueur, tant elle s’est mise en danger un peu partout. Il vaut bien mieux un accident quelque part au prix de l’inventivité, que de subir une routine parfaitement débitée. Il serait injuste de ne pas associer l’orchestre mené par l’excellent Guillaume Villeneuve à ce cocktail de nuances et de contrastes, de coups d’archets tranchants et de climats éloquents.
Le Vivaldi d’Isabella d’Éloize Perron est pour le moins personnel et on peut en discuter la légitimité stylistique. L’ornementation est foisonnante dans un doux parfum de sentiments romantiques. Ici ou là, une accélération (3e volet de L’Automne) ou une facétie (un pizzicato claquant, auquel répond le clavecin de Luc Beauséjour dans le 1er mouvement de L’Automne) nous surprennent. Il y a aussi quelques incongruités, comme des phrases ornementées qui viennent avant les phrases simplement exposées (2e mouvement de L’Hiver) ou des effets sonores…
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