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Une immigrante de 18 ans doit rentrer seule en Belgique en raison d’une subtilité administrative
Sa famille a tout vendu il y a plus de trois ans pour s’installer au Canada.
Publié à 16h35
Photo: Photo fournie par la famille Ariane Pierre entourée de ses proches
MATHILDE BEAULIEU-LÉPINE
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Les émotions sont à vif dans la famille d’Ariane Pierre depuis vendredi matin. La jeune femme de 18 ans, qui devait faire son entrée au cégep cet automne, doit rentrer précipitamment en Belgique, seule, après avoir découvert qu’une mauvaise compréhension d’une subtilité administrative l’avait laissée sans statut valide au Canada.
Il y a trois ans, Ariane Pierre et son père ont vendu tous leurs biens en Belgique pour venir rejoindre au Québec sa mère, Rachel Dalcq, et ses frères plus âgés, déjà établis.
Elle a terminé son secondaire à Québec en juin dernier et, à la grande fierté de ses parents, a été admise au Cégep Garneau en sciences humaines. Munie de sa lettre d’acceptation, Ariane a postulé pour un permis d’étude, certaine qu’il s’agissait dans son cas qu’une formalité. Puis, vendredi, la nouvelle est tombée. Ariane devra quitter le territoire canadien le plus rapidement possible, son permis d’étude lui ayant été refusé.
« C’est comme si je me retrouvais à la rue », lance-t-elle au bout du fil. « Je n’ai plus de famille en Belgique. Je n’ai plus rien là-bas. »
Après avoir reçu la notice et appelé sa mère, les deux ont tenté de trouver des réponses. Mais qu’est-ce qui aurait pu nuire à sa candidature, pourtant assez typique ? L’erreur — autant la fille que la mère s’entendent pour dire qu’il s’agit d’une erreur — semble venir d’une subtilité dans la gestion des statuts migratoires qu’elles n’ont pas saisie.
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Lorsqu’elle était au secondaire, Ariane n’avait pas besoin d’un permis d’études pour aller à l’école, ni d’une autorisation spéciale du gouvernement du Québec (le certificat d’acceptation du Québec). Comme sa mère détenait un permis de travail au Canada, ce…
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