Comment devient-on un «membre associé» de l’Union européenne?
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POLITIQUE
CANADA
Politique internationale
Comment devient-on un «membre associé» de l’Union européenne?
Les étapes nécessaires à la concrétisation de cette alliance ne sont pas clairement définies.
Publié et mis à jour le 17 septembre
Photo: Jean-Christophe Verhaegen Agence France-Presse Mark Carney prononce un discours à Strasbourg, en France, le 17 septembre 2026.
SANDRINE VIEIRA
à Ottawa
Correspondante parlementaire
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Pourquoi faire confiance au Devoir ?
Par quel processus le Canada doit-il passer pour devenir un « membre associé » de l’Union européenne (UE) ? La question se pose alors que le premier ministre canadien, Mark Carney, revient du Vieux Continent avec l’intention confirmée de nouer un partenariat inédit avec les Vingt-Sept. Pour l’heure, toutefois, tout reste à définir : aussi bien la nature de cette alliance que la marche à suivre pour la concrétiser.
Interrogé par Le Devoir, le Bureau du premier ministre n’a pas été capable de préciser la manière dont l’entente avec l’UE suivra son cours à Ottawa — traité, projet de loi, motion ou autre —, jugeant qu’il était encore trop tôt pour se prononcer.
Selon l’ancien ambassadeur du Canada auprès de l’UE Stéphane Dion, la marche à suivre dépendra en bonne partie de ce qui sera prévu dans l’entente finale. « L’objectif reste de renforcer le partenariat et de le pousser encore plus loin. Est-ce qu’on ira jusqu’à un point où il faudra faire intervenir le pouvoir législatif ? C’est possible, mais ce n’est pas certain. À mon avis, [les membres du Bureau du premier ministre] ne le savent pas encore eux-mêmes », dit-il au bout du fil.
Au Canada, le gouvernement peut conclure certaines ententes avec d’autres pays sans nécessiter un vote du Parlement. Celui-ci doit toutefois intervenir lorsque leur mise en œuvre nécessite des changements législatifs, notamment la modification d’une loi existante ou l’adoption d’une nouvelle loi.
Durant son discours devant le Parlement européen, jeudi, Mark Carney a indiqué que cette « alliance pour l’avenir » restait largement à définir au cours des prochaines semaines.
Il a toutefois assuré que les députés fédéraux seront appelés à débattre, puis à se prononcer sur sa mouture finale. « Nous aurons une série de débats au Parlement et en comité, puis, ultimement, il y aura un vote au Parlement canadien sur la structure finale de l’alliance sur laquelle nous travaillons », a déclaré le chef du…
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