PSPP accuse Amnistie internationale de mener «une campagne de peur»
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PSPP accuse Amnistie internationale de mener «une campagne de peur»
Dans un avis publié à quelques jours du scrutin, l’ONG a dit craindre une «dérive autoritaire» si le PQ prend le pouvoir.
Publié à 18h43 Mis à jour à 19h37
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Paul St-Pierre Plamondon s’adresse aux médias après le débat des chefs à Montréal, le mercredi 23 septembre 2026.
LISA-MARIE GERVAIS
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Pourquoi faire confiance au Devoir ?
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, accuse Amnistie internationale de mener « une campagne de peur » à quelques jours du scrutin. Mercredi, l’organisme avait reproché aux membres du parti de recourir à des pratiques de harcèlement et d’intimidation contre des voix d’opposants politiques.
« Il faut s’attendre à ça là, plus on s’approche du scrutin, plus les campagnes de peur vont s’intensifier », a-t-il déclaré jeudi lors d’une mêlée de presse.
Pour lui, ce n’est qu’une tactique pour tenter d’influencer l’électorat à quelques jours du vote, sa formation politique étant en tête des sondages. « J’ai des chiffres internes, ils ont probablement les mêmes chiffres internes. Il y a des adversaires qui vont utiliser les réseaux qu’ils ont pour tenter d’influencer le scrutin. Mais je ne pense pas que ça change quoi que ce soit dans la clairvoyance de la population par rapport à la qualité des offres politiques devant eux. »
Le Devoir rapportait mercredi qu’Amnistie internationale Canada francophone a accusé le Parti québécois (PQ) de porter atteinte à la liberté d’expression en déposant des plaintes contre des opposants pour tenter de les faire taire, un comportement qu’elle estimait annonciateur d’une « dérive autoritaire ». Dans son avis juridique, le secrétariat international de l’ONG appuyait notamment ses conclusions sur quatre plaintes déposées au Collège des médecins du Québec contre la psychiatre Marie-Ève Cotton par des membres influents du PQ, dont sa directrice générale ainsi que deux candidats actuels, de même que l’ancien chef du PQ Jean-François Lisée, à présent auteur et chroniqueur, notamment dans Le Devoir. Ces plaintes visaient des publications sur Facebook où la médecin critiquait le parti, ses membres et leurs idées. D’autres citoyens actifs sur les réseaux auraient confié à Amnistie internationale subir de l’intimidation et être la cible de plaintes.
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