Que reste-t-il de la prison militaire de Guantánamo Bay ?
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Le 11 Septembre, 25 ans plus tard
Témoignages d’une journée qui a changé le cours de l’histoire.
Publié à 0h00
Que reste-t-il de la prison militaire de Guantánamo Bay ?
Photo: Alex Brandon Associated Press Le soleil se couche derrière le centre de détention de Camp X-Ray, le 17 avril 2019, à la base navale de Guantanamo.
STÉPHANIE MARIN
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Il s’est écoulé tout près d’un quart de siècle depuis l’arrivée des premiers prisonniers au camp de détention de Guantánamo Bay, là où ont été incarcérés tous ceux soupçonnés de terrorisme ou d’être liés à al-Qaïda dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. Malgré la pression du monde entier pour faire raser cette prison devenue symbole de torture, de détention prolongée sans dépôt d’accusations et de violations de toutes sortes des droits humains, rien ne laisse présager sa fermeture et 15 hommes y sont toujours détenus — la plupart sans date de sortie prévue, ni prévisible.
Dans ce dernier groupe de prisonniers, deux sont arrivés à Guantánamo en 2002 — ils y sont donc depuis 24 ans.
« Gitmo » de son surnom, le camp servait à l’origine de prison militaire pour la base navale américaine située à Cuba. Après l’attentat sur les tours jumelles de New York, il a été transformé pour détenir les suspects de ce que le gouvernement du président américain George W. Bush a appelé « la guerre contre le terrorisme ».
La première cohorte de « combattants ennemis » est arrivée en janvier 2002, quatre mois à peine après le plus meurtrier des attentats terroristes en sol américain. En majorité des hommes musulmans, ils ont d’abord été enfermés dans des cages de fils métalliques en plein air avant d’être déplacés dans des cellules construites à la hâte.
Un total de 780 détenus a franchi ses grilles au cours des années, certains en lien avec d’autres conflits ou d’autres attentats que le 11 septembre, selon la recension détaillée qu’effectue encore à ce jour le New York Times. Le quotidien américain note que dans sa période la plus occupée, le camp comptait 600 prisonniers et que la plupart ont été relâchés sans accusations. Moins de 10 ont été condamnés.
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