Comment étirer les dollars investis pour mettre fin à l’itinérance des femmes
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Comment étirer les dollars investis pour mettre fin à l’itinérance des femmes
Des organismes montréalais unissent leurs voix pour réclamer du financement stable et récurrent.
Publié à 14h06
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Les demandes d’aide augmentent de façon «drastique», disent les organismes.
STÉPHANIE MARIN
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Pourquoi faire confiance au Devoir ?
Une Alliance nouvellement formée d’organismes en itinérance et hébergement pour femmes suggère aux élus une manière efficace d’étirer tous les dollars investis pour mettre fin à l’itinérance. L’idée est de mettre fin au « financement par projet », et de plutôt octroyer des sommes de façon stable et récurrente, ce qui permet de rentabiliser tout ce qui est mis en place pour sortir les femmes de la rue.
L’argent alloué ira beaucoup plus loin, disent-ils.
Leurs propositions ont été offertes en conférence de presse lundi, le jour même où l’Union des municipalités du Québec (UMQ) dévoilait une étude rapportant qu’une personne sans logis coûte 95 000 $ par année à l’État québécois.
Pour la première fois, ce sont les présidentes des conseils d’administration — majoritairement issues des milieux de la finance, des affaires et de la gestion — qui sonnent l’alarme sur la crise de l’itinérance, aux côtés des directions générales de 13 organismes montréalais, tels que Le Chaînon, Chez Doris et La rue des femmes.
Les demandes d’aide augmentent de façon « drastique », disent les organismes, et sans changement, ils seront contraints de réduire leurs services au moment même où les besoins sont les plus criants. Ils doivent d’ailleurs refuser continuellement des femmes qui cognent à leurs portes car elles n’ont nulle part où dormir.
Le mode de financement actuel est « désuet », disent-ils : si l’argent n’est versé que pour des projets spécifiques (avec des enveloppes ponctuelles), il disparaît lorsque le projet arrive à terme. Mais les besoins, eux, sont toujours là.
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