L’entreprise d’IA canadienne Cohere refuse la décélération
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Risques et concurrence
L’entreprise d’IA canadienne Cohere refuse la décélération
L’inquiétude est instrumentalisée par les grands joueurs pour constituer un cartel, affirme son p.-d.g., Aidan Gomez.
Publié à 16h17
Photo: Christopher Katsarov La Presse canadienne Le p.-d.g. de Cohere, Aidan Gomez, lors d’une conférence à Montréal en septembre 2025
BORIS PROULX
à Ottawa
Correspondant parlementaire
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Ralentir la cadence du développement de l’intelligence artificielle (IA) pour sauver l’humanité ? Le plaidoyer des grands patrons américains de l’IA serait un leurre pour leur permettre de constituer un cartel et éliminer la concurrence, affirme le p.-d.g. de la société canadienne Cohere.
« Convainquez un gouvernement que l’IA est une menace existentielle et vous pourrez le convaincre d’interdire votre concurrence », peste Aidan Gomez dans un essai de quelque 4000 mots publié lundi sur le blogue de Cohere.
Il critiquait ainsi directement la sortie très publique de Dario Amodei, le patron d’Anthropic, selon laquelle une petite pause s’impose dans le développement de l’IA, le temps de mieux en saisir les risques et les nouvelles capacités. L’idée proposée au cours de la fin de semaine a notamment été appuyée par ses rivaux Sam Altman, d’OpenAI, et Elon Musk, de xAI.
Or, selon le patron de Cohere, cette démarche ne vise pas du tout à sauver l’humanité, mais bien à « utiliser la peur » pour obtenir un passe-droit aux règles habituelles de la concurrence afin de constituer « un cartel sous un autre nom ». « La proposition est claire. Une poignée de laboratoires parmi les plus puissants, basés dans un seul pays, s’entendraient sur des normes partagées et les limites à imposer à la vitesse de développement de la technologie. »
Basée à Toronto, Cohere est régulièrement présentée comme le leader canadien de l’IA. L’entreprise se spécialise dans la commercialisation de grands modèles de langage auprès de grandes entreprises et d’administrations publiques.
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