Plus d’un travailleur québécois sur cinq vit d’une paie à l’autre, selon un sondage
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Plus d’un travailleur québécois sur cinq vit d’une paie à l’autre, selon un sondage
Le stress financier cause des pertes de productivité qui représentent des milliards de dollars.
Publié à 5h00
Photo: iStock Le sondage annuel de l’INP souligne que 43% des travailleurs québécois disent dépenser la totalité de leur salaire net, voire davantage.
ALEX FONTAINE
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Plus d’un travailleur québécois sur cinq vit d’une paie à l’autre, révèle un sondage de l’Institut national de la paie (INP) dévoilé mardi. Ce dernier estime par ailleurs que le stress financier engendre des pertes de productivité qui représentent des milliards de dollars.
Ce sont 22 % des travailleurs au Québec qui estiment qu’ils auraient de la difficulté à honorer leurs obligations si leur paie était retardée d’une semaine. Dans l’ensemble du Canada, cette proportion grimpe à 28 %.
Les dépenses courantes des ménages, dont l’épicerie, constituent la principale source de stress financier pour 39 % des répondants québécois. Le niveau d’endettement personnel en inquiète aussi plus du quart (26 %).
Cette 18e itération du sondage annuel de l’INP souligne aussi que 43 % des travailleurs québécois disent dépenser la totalité de leur salaire net, voire davantage. Cela fait dire au président et chef de la direction de l’INP, Peter Tzanetakis, que « pour un nombre croissant de travailleurs, le stress financier n’est plus une simple alerte, mais une crise en continu ».
« Quand les individus dépensent tout ce qu’ils gagnent, qu’ils comptent sur le crédit pour combler le vide et qu’ils sont incapables de se constituer ou de maintenir une épargne, même un petit imprévu peut leur sembler être une catastrophe inévitable », ajoute-t-il.
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