Des signes avant-coureurs ignorés avant des meurtres d’enfants au Québec, dénonce une étude
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Protection de la jeunesse
Des signes avant-coureurs ignorés avant des meurtres d’enfants au Québec, dénonce une étude
Les organismes de protection n’ont pas interprété adéquatement les signes de danger, souligne-t-elle.
Publié à 16h15 Mis à jour à 17h18
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le cercueil aux funérailles de la « fillette de Granby »
STÉPHANIE MARIN
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La fillette de Granby. Les deux frères de Wendake. Les deux petites filles tuées à Warwick en 2012. La mort de ces enfants aux mains d’un parent aurait pu être évitée si les organismes et institutions censés les protéger avaient interprété correctement les signes de danger. Cette conclusion, et bien d’autres, est celle du rapport « Échecs institutionnels et meurtres d’enfants au Canada », publié jeudi par l’Association nationale Femmes et Droit (ANFD) et des professeurs de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke.
Ces morts ne sont pas des tragédies imprévisibles, a déclaré Me Suzanne Zaccour, directrice des affaires juridiques au sein de l’ANFD.
Au contraire, renchérit la professeure de droit de l’Université de Sherbrooke, Évelyne Jean-Bouchard : « Les signes de danger étaient connus des institutions, mais elles n’ont pas déclenché de mesures de protection adéquate. »
Les chercheuses principales ont présenté leurs constats au Parlement d’Ottawa jeudi, lors d’une conférence de presse aux côtés de la députée ontarienne Lisa Hepfner. Celle-ci a d’ailleurs parrainé le projet de loi C-233, la « Loi visant à assurer la protection des enfants », qui modifierait la Loi sur le divorce afin d’apporter des solutions.
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