Une chatte parmi les travailleurs temporaires de l’Estrie
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Publié à 16h47
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Une chatte parmi les travailleurs temporaires de l’Estrie
Photo: Isabelle Porter, Montage Le Devoir La chatte Hola, employée féline aux Serres St-Élie de Sherbrooke
ISABELLE PORTER
à Sherbrooke
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On pouvait croiser des chats sur le terrain des Serres St-Élie, à Sherbrooke, lors de la visite de Charles Milliard et de ses candidats de la région jeudi. C’est une astuce pour se protéger des rongeurs, a expliqué la copropriétaire Mélanie Grégoire.
« On l’a appelée Hola en hommage à nos travailleurs étrangers », a-t-elle lancé en montrant du doigt une vaillante chatte au pelage roux qui se baladait nonchalamment parmi les arbustes de la pépinière.
« On manque vraiment de main-d’œuvre », a raconté le fondateur de l’entreprise, Jean Grégoire, sans cacher son exaspération. « On a six travailleurs étrangers aux serres et on en voulait deux de plus pour la division de l’entretien des pelouses, mais on ne les a pas eus cette année. »
Le besoin de travailleurs étrangers est justement un sujet fétiche de Charles Milliard, qui se présente comme l’antithèse de Paul St-Pierre Plamondon dans ce dossier. Aux Serres St-Élie, « il y a des travailleurs étrangers temporaires qui font vivre, qui font prospérer nos entreprises et qui vont être mis à mal par le projet du Parti québécois et Paul St-Pierre Plamondon », a lancé le chef libéral après la visite, lors d’un point de presse à Sherbrooke.
Charles Milliard propose d’accueillir jusqu’à 70 000 immigrants permanents par an au Québec (soit deux fois plus que le Parti québécois). Sur le nombre de travailleurs temporaires, le chef libéral est plus vague. Il dit vouloir garder au Québec ceux qui s’y trouvent déjà. Pourrait-on dès lors en avoir plus ? « Je ne crois pas qu’il y a besoin d’en avoir plus pour l’instant », a-t-il dit, tout en refusant de s’imposer un « plafond » au nombre de personnes pouvant être accueillies.
La visite des Serres St-Élie a aussi permis d’aborder un autre thème de prédilection du chef Milliard : la lourdeur…
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